Pharmacie Saint Ange - Flux RSS de conseils santé Les conseils santé de Pharmacie Saint Ange et dossiers sur les maladies et pathologies les plus courrantes. https://pharmaciesaintange.pharmavie.fr/conseils Tue, 28 Jan 2020 21:22:41 +0100 <![CDATA[Les bons conseils pour une cure de détox après les fêtes]]> La période d’hiver et les fêtes de fin d’année riment souvent avec des excès qui ne sont pas toujours bon pour notre organisme. Lors de cette période, on a tendance à enchainer les repas trop riches et souvent alcoolisés, le sommeil est moins régulier, et on a tendance à négliger l’activité physique... Voyons ensemble comment repartir sur de bonnes bases en commençant cette nouvelle année 2020 par une bonne cure détox.

 

Qu’est-ce que les toxines et comment les éliminer ?

Dans le langage courant on utilise le terme « toxine » présente dans le corps pour désigner des particules artificielles (pesticide, additifs, conservateurs …) ou des déchets naturels produits par le corps provenant de notre alimentation ou de l’activité métabolique de l’organisme.

Les toxines passent dans le sang puis sont filtrées et stockées dans les organes comme le foie, les reins, les poumons... Elles sont éliminées de façon naturelle mais on peut optimiser cette élimination en ayant recours à une cure détox.

 

Qu’est ce qui est important pour une bonne cure détox ?

En numéro 1, repartir sur une alimentation saine. On fait le vide dans le frigo et les placards des aliments transformés, trop gras, trop salés, trop sucrés. On privilégie les fruits et légumes de saison, les céréales complètes, les boissons et les protéines végétales plus facilement assimilables. Préférer la cuisson vapeur pour les légumes, elle permet de conserver les vitamines et les nutriments.

En numéro 2, l’hydratation est très importante pour l’élimination. Il faut boire environ 2L d’eau par jour, on peut la consommer sous plusieurs formes ; eau minérale, tisanes, infusions, soupes, jus de fruit ou de légumes, afin de varier les plaisirs. Bien évidemment, on évite les boissons sucrées mais aussi le café et surtout l’alcool. Le citron, avec son action drainante et détoxifiante, est un allié de la cure détox.

En numéro 3, adopter une meilleure hygiène de vie. Avoir une activité physique régulière (marche, natation, …) car elle stimule tous nos organes ; avoir un bon sommeil en se couchant tôt et en essayant de dormir 7 à 8h par nuit (oublier les écrans qui émettent de la lumière bleue après 20h) ; arrêter les mauvaises habitudes comme la cigarette. En cette nouvelle année, l’arrêt du tabac pourrait faire partie des bonnes résolutions.

 

Comment peut-on s’aider durant la cure détox ?

De nombreuses plantes ont une action drainante et détoxifiante ; on va retrouver classiquement l’artichaut et le radis noir pour le foie, le fenouil pour la digestion, le pissenlit pour drainer et bien d’autre encore. Si vous êtes des adeptes de l’homéopathie ou de l’aromathérapie, vous pourrez aussi utiliser certaines souches ou certaines huiles essentielles pour vous aider lors de votre détox. Rapprochez-vous de votre pharmacien, il saura vous conseiller par rapport à vos habitudes.

 

Attention, les femmes enceintes et les personnes souffrant de certaines pathologies ne peuvent pas se lancer dans ce type de cure, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé.

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<![CDATA[Nos idées de cadeaux pour Noël]]> C’est bientôt Noël et tous nos coffrets cadeaux vous attendent à la pharmacie. Vous ne savez pas quoi choisir ? Voici quelques idées …

Le cadeau cocooning

En cette saison, on aime le réconfort et les odeurs gourmandes ! Les bains moussant, bougies ou soins hydratants pour la peau sont donc des cadeaux idéals. Optez pour un parfum chaleureux aux notes orientales, pour inviter au voyage : vanille, cannelle, pain d'épice, agrumes …

Le cadeau écolo

Pour faire plaisir et faire un geste pour la planète, pensez aux coffrets de soins naturels ou bio. Pour aller encore plus loin, vous pouvez offrir un kit zéro déchet : shampooing solide, carrés démaquillants en tissus, oriculi, pain de rasage pour les hommes …

Le cadeau "qui fait toujours plaisir"

En offrant un coffret de soin avec des indispensables comme une crème hydratante, un gel douche ou encore un parfum, vous êtes sûr de faire plaisir !

Le cadeau "healthy"

A la pharmacie, nous pouvons vous conseiller des tisanes ou infusions bonnes pour la santé et tout à fait délicieuses. Vous pouvez aussi opter pour un mélange d’huiles essentielles à diffuser pour lutter contre les maux de l’hiver et retrouver du tonus.

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<![CDATA[La bronchiolite du nourrisson]]> C’est une maladie respiratoire due à un virus, le virus respiratoire syncytial (VRS), qui touche les nourrissons de moins de deux ans. La maladie est épidémique, elle vide les garderies, et remplit les services de pédiatrie de mi-octobre à fin janvier.

 

Le virus se transmet facilement par la toux, la salive, le contact, les objets, la promiscuité… Le virus attaque les muqueuses respiratoires de haut en bas, du nez jusqu’aux petites bronches près des alvéoles pulmonaires, les bronchioles. L’inflammation qu’il provoque fait gonfler les muqueuses et produire des mucosités. Le calibre des bronchioles est rétréci et elles sont encombrées de glaires. Ces phénomènes sont responsables des symptômes :

  • Rhinite au début, le nez est bouché, il coule clair.
  • La toux s’installe, la respiration est bruyante avec des sifflements, crépitants et divers graillonnements.
  • La toux gêne le sommeil et l’alimentation, la tétée est compliquée, la sucette n’est pas gardée.
  • Il peut y avoir un peu de température.

Je vois en cabinet beaucoup d’enfants à ce stade-là, et c’est préférable. Dans certains cas, j’aurais préféré les voir plus tôt, car quelquefois l’enfant peut nécessiter une hospitalisation lorsque des symptômes de gravité apparaissent :

  • Signes de lutte respiratoire, tirage, battement des ailes du nez ou pincées…
  • Désaturation en oxygène, cyanose des lèvres (bleues).
  • Difficultés pour s’alimenter (il ne consomme plus que moins de la moitié des biberons de la journée et des boissons).
  • L’enfant ne dort plus normalement, ou dort en permanence, il pleure de façon inhabituelle, son état général est altéré.
  • Il a moins de six semaines ou moins de trois mois avec une grosse fièvre.
  • Il est fragile, grand prématuré, maladie cardiorespiratoire déjà diagnostiquée.

 

Le traitement

Il consiste à désobstruer les voies respiratoires du nez jusqu’aux bronchioles, c'est-à-dire :

  • Lavage de nez au sérum physiologique, aspiration et mouchage.
  • Kinésithérapie respiratoire par kiné aguerri, même si certains auteurs allèguent le manque de preuves d’efficacité de la technique (faut-il qu’ils soient sourds et aveugles ?). Je vous assure que le résultat est immédiat. Une séance quotidienne permet d’améliorer l’état de l’enfant rapidement, de le surveiller de façon pluridisciplinaire, de donner des conseils pratiques, d’éduquer les parents aux gestes de base et de repérer de suite une aggravation.
  • Fractionnement des repas et des boissons pour éviter de solliciter le réflexe de nausées et assurer une bonne hydratation.
  • Traiter la fièvre s’il y en a.
  • Antitussifs et fluidifiants sont contre-indiqués avant deux ans, et seraient contre-productifs.
  • Les antibiotiques ne sont que très rarement indiqués.

Dans certains cas préoccupants et sévères en ville ou à l’hôpital, d’autres catégories médicamenteuses sont utilisées. C’est le cas des corticoïdes inhalés en spray avec chambre d’inhalation ou en aérosolthérapie. La cortisone par voie orale peut aussi être prescrite à forte dose durant quelques jours. L’usage des bêta-2 mimétiques tels que le « salbutamol » est plus controversé. L’oxygène est obligatoire en cas de désaturation.

La plupart du temps, la bronchiolite guérit avec des petits moyens en cinq à dix jours, mais la toux peut persister jusqu’à un mois. En cas de récidive, plus de trois fois, on peut évoquer le diagnostic d’asthme du nourrisson, ce qui a l’énorme avantage de légitimer l’usage des traitements de fond à base de sprays corticoïdes et bêta-2 mimétiques. En traitant l’inflammation de la muqueuse bronchique, les défenses immunitaires locales remontent, et l’enfant devient moins fragile vis-à-vis des épidémies virales de l’hiver.

 

Comment prévenir la contamination par le virus ?

  • Si Maman ou Papa sont enrhumés en période épidémique, il faut éviter d’embrasser bébé, se couvrir la bouche ou mettre un masque en cas de toux et lors de tous les contacts avec lui. Se laver les mains plus de trente secondes avec eau et savon avant chaque change, tétée, repas, câlin…
  • Éviter les lieux publics confinés si c’est possible : magasins, bus, métro…
  • Aérer sa chambre quotidiennement.
  • Ne pas fumer près de lui.
  • Laver régulièrement les jouets, les doudous, et ne pas les partager, ni les biberons, sucettes et couverts.
  • Si l’enfant a une fragilité particulière, la crèche peut être contre-indiquée par périodes.

 

Autres conseils

De façon plus générale, ne pas oublier de couvrir la tête de l’enfant en hiver. En termes de surface corporelle, un nourrisson tête nue est équivalent à un adulte torse nu ! Penser à lui donner la vitamine D au quotidien jusqu’à dix-huit mois en gouttes et en ampoules buvables, au-delà, selon la prescription de votre médecin. En effet, cette vitamine a un effet stimulant immunitaire non négligeable qui peut aider à protéger votre enfant contre les virus. Dans le même esprit, certaines huiles essentielles compatibles avec bébé sont utilisables, très diluées dans une huile végétale, en friction sur le thorax ou en nébulisation dans la maison en période épidémique (mélaleuca alternifolia, eucalyptus radiata, ravensara aromatica…).

Afin d’apaiser les esprits, je tiens à préciser que, durant mon exercice professionnel, je n’ai jamais constaté de complications graves engageant le pronostic vital ou compromettant de façon durable la santé des enfants à cause d’une bronchiolite. Alors, il y a deux règles à respecter : consulter sans attendre et ne pas imaginer le pire !

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<![CDATA[L’huile d’argan, un trésor]]> Lors d’un séjour à Essaouira, j’ai pu apprécier les étendues d’arganiers qui recouvraient les terres arides du Sud-Ouest du Maroc. Si les chèvres grimpent dans les arbres pour profiter elles aussi de ce « don de Dieu », comme disent les Berbères, c’est avec le plus grand respect que les Marocains de cette région extraient l’huile d’argan.

 

L’arganier (Argania Spinosa) est un arbre très épineux qui existe depuis des millénaires dans ces régions, mais l’huile d’argan n’a fait son apparition chez les Berbères qu’au XIVsiècle. La partie externe du fruit, ou pulpe, sert à nourrir les animaux, alors que la coque, rigide, sert de combustible. À noter que, dans une herboristerie des souks d’Essaouira, les coques tapissaient le sol sur plusieurs centimètres afin d’embellir ce lieu naturel rempli d’extraits de plantes, d’épices et de tisanes, toutes aussi magiques les unes que les autres !

 

La fabrication est un processus long et complexe, et ce savoir-faire se transmet de générations en générations. Le fruit entier, l’argane, est préalablement séché, et sa pulpe externe est retirée. La coque restante, qu’une main experte doit casser, va permettre de récupérer la(es) graine(s) ou amandon(s). C’est à partir de ces amandons que l’on obtient l’huile d’argan par expression à froid, puis filtrage...

 

Ces amandons peuvent être torréfiés dans le but de faciliter leur extraction et afin d’obtenir une huile d’argan alimentaire. C’est uniquement l’huile non torréfiée et pressée à froid qui est recherchée pour son utilisation en cosmétique.

 

Selon les saisons, il faut environ 30 à 40 kg de fruits a minima pour obtenir environ un litre d’huile d’argan. Sachant qu’un arganier peut contenir environ une trentaine de kilos de fruits, au vu de ce travail fastidieux qui se mécanise progressivement, on comprend les prix élevés de cette huile.

 

La richesse en oméga-9 (acide oléique), en oméga-6 (acide linoléique), en vitamine E, en polyphénols, en stérols (schotténol et spinastérol) et en squalène de l’huile d’argan cosmétique lui confère des propriétés intéressantes au niveau cutané et capillaire. Les vertus naturelles de cette majesté ne cessent d’être décrites localement : amélioration de l’élasticité, de la souplesse et de l’hydratation de la peau, et aussi ses vertus cicatrisante, anti-irritante et anti-inflammatoire, régénératrice... De quoi en profiter pleinement au quotidien comme crème de jour ou en cas de gerçures, d’engelures, de vergetures, d’eczéma, d’acné... ou sur des cheveux agressés...

 

L’huile alimentaire torréfiée, à la légère odeur de noisette, saura être utile par sa teneur en vitamine E (moindre que dans l’huile cosmétique car altérée par la torréfaction), ses « bonnes » graisses (non saturées, non inflammatoires), ses stérols, ses polyphénols pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Par évidence, la synergie de ses actifs peut avoir une influence positive sur la protection des parois vasculaires, l’oxydation des lipides sanguins et la fluidité sanguine. Autant de propriétés que notre équilibre métabolique apprécie !

 

Au niveau prostatique, polyphénols, stérols et vitamine E semblent apporter les antioxydants que ce tissu apprécie, d’où une action préventive dans le cancer de la prostate, semble-t-il. Les squalènes immunostimulants pouvant renforcer le contrôle cellulaire.

 

Alors, à incorporer dans une salade pour sa note « noisettée » ou à appliquer sur la peau, j’espère que ces quelques lignes vous auront donné l’envie de vous en procurer, tout en recherchant le label d’un commerce bio-équitable qui permet que cette ressource magnifique ne s’épuise pas. Un petit coucou à Fatuma, notre guide culinaire locale, qui a enchanté ses plats de ce trésor...

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU Diététique et Nutrition

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<![CDATA[Alimentation et cancer]]> Identifions les nutriments qui peuvent entretenir de meilleures fonctions cellulaires, rendre plus stable notre microbiote, redonner à notre système immunitaire l’énergie dont il a besoin afin de ne pas favoriser certaines pathologies en évolution constante, dont le cancer.

 

Les sucres

Dans le numéro précédent de PharmaVie magazine, quelques conseils macro-alimentaires et d’hygiène de vie pour freiner les opportunités de voir se développer des cellules cancéreuses ont ouvert le premier volet de cet article, en mettant l’accent sur la nécessité de réduire si possible le taux circulant de sucres dans le sang et/ou d’entretenir une activité physique pour les utiliser plus souvent. Activité physique qui augmente également l’oxygénation et la densité mitochondriale. Plus d’oxygène et plus de centrales énergétiques, c’est l’assurance d’un meilleur rendement et d’une moindre circulation des sucres, principale source énergétique des cellules cancéreuses !

 

Une question d’équilibre

L’autre paramètre que nous avions vu était la réduction de l’inflammation. Alors, quels nutriments gagnent à être consommés pour moduler ces terrains enflammés, oxydés, intoxiqués, glyqués... ?

Une de mes priorités irait vers l’équilibre des acides gras poly-insaturés. La densité alimentaire de l’alimentation en oméga-3 est capitale. Pour vos assaisonnements, ne vous privez pas d’un mélange d’huiles de colza, de cameline, de noix et d’olive. Graines de chia, de chanvre, de lin broyées, noix de Grenoble viennent quotidiennement en compléments, ainsi que les petits poissons gras pour ceux qui s’autorisent des sources animales (maquereaux, sardines, harengs...), mais surtout ne montrez jamais les huiles de tournesol, de maïs, de carthame, de pépins de raisins... à vos cellules cancéreuses !

 

Dans la même idée, attention aux graisses animales riches en acides gras oméga-6, et en un de ses dérivés ultimes, l’acide arachidonique, qui ouvre les portes de l’inflammation : viandes de porc, de mouton, d’agneau, de bœuf et leurs dérivés, les produits laitiers issus de ces animaux (beurre, crème, fromages, yaourts...). Une quantité raisonnable est tolérable, mais l’accumulation devient problématique, et malheureusement l’affichage industrielle n’est pas toujours transparent !

 Oui, c’est bien encore elle, la chaîne agroalimentaire, qui nous fournit le plus d’acides gras délétères en les modifiant par hydrogénation. Cette nouvelle configuration, appelée « Trans », se retrouve donc principalement dans les biscuits, les pâtisseries, les barres chocolatées, les viennoiseries, les pizzas, les quiches... Attention à l’accumulation de ces nutriments transformés !

 

De la couleur dans l’assiette !

Si la couleur attise nos photorécepteurs, elle est admirable quand elle sublime nos assiettes. Tous les aliments qui peuvent contenir des caroténoïdes naturels, comme le lycopène (rouge), la lutéine (de jaune à jaune orangé), la zéaxanthine (plutôt jaune), le bêta-carotène (orange) et surtout la fucoxanthine (couleur brune de certaines algues) sont bons à prendre. On connaît leur potentiel antioxydant, mais ils sont aussi anti-inflammatoires. Ils renforcent nos défenses immunitaires qui contrôlent nos mutations et freinent la prolifération de vaisseaux qui irriguent les tumeurs. Le lycopène a de nombreuse fois fait ses preuves dans le cancer de la prostate.

 

Recommandons ici, de manière non exhaustive : carotte, persil, épinard, patate douce, poivron rouge, cresson, pourpier, tomate, navet, petit pois, crucifère, potiron... Vert, jaune, orangé, pourpre des anthocyanes que l’on retrouve dans les fruits rouges (myrtille, framboise, mûre, cerise, raisin...) doivent à chaque repas colorer vos assiettes !

 

Des nutriments pour un bon fonctionnement

Les polyphénols, qui sont fabriqués par les plantes pour se protéger, nous permettent également de réduire notre oxydation et notre inflammation. Nous ne savons pas les fabriquer, malheureusement, et seule notre alimentation peut nous les fournir. Ils peuvent neutraliser certains minéraux agressifs, comme le fer, ils freinent les mutations, ralentissent la promotion des cancers et aident à la réparation cellulaire.

 

Citons les catéchines du thé vert, la quercétine de l’oignon, de la pomme, des baies, le resvératrol du raisin, le curcuma, le gingembre, l’ail, certains champignons, les algues et les fines herbes... Dans ces quelques lignes, il est bien évidemment impossible de mentionner les nombreuses études qui mettent en avant leurs potentialités régulatrices et également leurs propriétés protectrices vis-à-vis de certaines chimiothérapies agressives, et dans ce contexte sensible, il faut rester prudent à la lecture d’études qui révéleraient LE nutriment anticancer. Il n’y a pas une solution, mais un environnement plus protecteur qui regroupe, certes de nombreux végétaux, mais aussi une hygiène de vie et une maîtrise du stress !

Je vous conseillerai également de faire doser votre vitamine D3 et de vous supplémenter quotidiennement ou bi-hebdomadairement, si nécessaire, pour remonter des taux très souvent faibles. On a montré que certains métabolites de la vitamine D interféraient avec des récepteurs au niveau du noyau de nos cellules. Ce message codé amène à la synthèse de protéines régulatrices dans de nombreux cancers comme le sein, le côlon, les poumons, la peau...

 

Des besoins en énergie

Rappelons que l’énergie est capitale. Capitale pour notre équilibre nerveux, pour nos défenses, pour nos systèmes de réparation, et que les 2 principaux nutriments impliqués sont le magnésium (Mg) et le coenzyme Q10 (CoQ10). Je ne vous rappellerai pas les sources de Mg, qui sont bien connues, mais il faudra éviter celles riches en acides gras saturés et privilégier le cacao à 70 % minimum. Côté CoQ10, comme il est lipophile (se dissout dans les graisses), on le retrouve dans les viandes, les poissons, certaines huiles ou graines. On sait le fabriquer, mais les besoins sont souvent supérieurs aux apports, et il est parfois nécessaire de compléter une alimentation en fonction de son âge et/ou de pathologies cardiaques, hépatiques, rénales, pulmonaires... et cancéreuses. Il est recommandé de demander conseil à son pharmacien par rapport à la stratégie pour trouver le meilleur équilibre possible.

 

Par ailleurs, il convient d’insister sur tous les paramètres qui peuvent stabiliser notre microbiote intestinal. De nombreuse recherches mettent en avant son rôle protecteur sur de très nombreuses fonctions métaboliques et sur sa capacité à interagir avec des traitements de chimiothérapie. Nul doute que, demain, nous n’envisagerons pas la prise en charge d’un cancer sans « regarder » l’état de santé du microbiote...

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU Diététique et Nutrition

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https://pharmaciesaintange.pharmavie.fr/conseils/273-alimentation-et-cancer
<![CDATA[Lutter contre le froid]]> En hiver, la peau produit moins de sébum, qui constitue une barrière pour lutter contre la déshydratation. Il faut donc nourrir sa peau davantage, aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur.

 

Notre peau est soumise aux variations de température en hiver. Le froid et le vent sont aussi délétères que les atmosphères sèches et surchauffées de nos intérieurs, alors des réactions cutanées apparaissent attestant d’une déshydratation et d’un appauvrissement de la densité cutanée. Les signes qui signalent un manque nutritionnel sont le tiraillement, les rougeurs, les démangeaisons et la desquamation. La peau, au contact régulier de l’eau (ou des larmes ou de la salive), peut être le siège de dartres (autour de la bouche, des yeux et sur les mains) ; c’est un signe de déshydratation intense.

 

Une hydratation constante

C’est le réflexe indispensable pour garder la peau en bonne santé et la préserver du froid.

Pour le visage, une crème hydratante enrichie en corps gras permet de reconstituer le film lipidique protecteur vis-à-vis du froid et du vent. Une crème cicatrisante et apaisante calme les irritations et les rougeurs, et peut servir de base de maquillage. La crème de nuit est très importante, car elle régénère l'épiderme durant le sommeil. Les crèmes de nuit aux textures très riches et protectrices sont idéales en période de grand froid. Vous pouvez mêler à votre crème 1 ou 2 gouttes d’huile essentielle de néroli, d’hélichryse ou de bois de rose pour lutter contre la sécheresse cutanée, ou calmer les rougeurs ou les irritations avec 1 ou 2 gouttes d’huile essentielle de camomille.

Les mains sont très vulnérables au froid, parce que leur peau est dépourvue de glandes sébacées, elles ont finalement peu de protection naturelle. Les crèmes pour les mains ont une texture très riche, bien plus que celles pour le visage et pour le corps.

La bouche doit faire l’objet d’une attention particulière en hiver. Non seulement les lèvres n’ont pas de glandes sébacées, comme les mains, mais en plus, l’épaisseur de la peau est fine et fragile. Les lèvres se déshydratent et se gercent d’autant plus vite lorsqu’on les humidifie en passant la langue. L’utilisation d’un baume à lèvres spécifique très gras est indiquée.

Pour le corps, les produits d’hygiène les plus adéquats sont des pains ou les gels douche sans savon et recommandés pour « peau sèche ». Évitez les bains et préférez une douche rapide, séchez-vous soigneusement, puis appliquez un lait hydratant, calmant les démangeaisons.

 

L’alimentation

Elle participe pour une grande part à la santé de la peau, à commencer par l’hydratation : par tous les moyens (eau, thé, infusion), il faut boire, même si la sensation de soif est moins présente !

Les acides gras des graisses alimentaires entrent dans la fabrication du sébum (protecteur de l’hydratation cutanée) ainsi que dans la constitution de la peau. Les acides gras sont les sous-unités qui composent les graisses. Ce sont de longues chaînes carbonées qui comportent des liaisons avec l’hydrogène. Si toutes les valences des atomes de carbone de la chaîne sont appariées avec un hydrogène, on parle d’acide gras saturé, la molécule est rigide : c’est la plupart des matières grasses concrètes, comme le beurre.

Au contraire des acides gras insaturés, qui sont flexibles et présentent un rôle fonctionnel en entrant dans la structure des membranes cellulaires. Deux d’entre eux sont essentiels (l’acide alpha-linolénique et l’acide linoléique), car l’organisme ne sait pas les synthétiser. L’acide alpha-linolénique et sa descendance sont les oméga-3, alors que l’acide linoléique appartient aux oméga-6 qui sont abondants dans les huiles de tournesol, de pépins de raisin, d’arachide et de maïs.

La vocation première des acides gras réside dans la fourniture énergétique. Ils constituent la source calorique alimentaire la plus concentrée : 1 g de lipides fournit 9 kcal. Cependant, ils ont également un autre rôle fonctionnel, en étant des précurseurs de certaines hormones (œstrogènes, progestérone, etc.). La plus noble fonction des oméga-3 est d’être constituants des membranes cellulaires, en leur apportant une grande flexibilité, ils garantissent ainsi la souplesse et l’élasticité de la peau.

 

Une question d’équilibre

Il est fondamental de bien équilibrer le rapport oméga-3/oméga-6 dans l’alimentation. Car une alimentation trop riche en oméga-6 génère des problèmes inflammatoires et immunitaires qui favorisent le vieillissement et les rides.

La consommation quotidienne d’oméga-3 doit être optimisée, avec :

1- des noix, des graines de lin et de sésame et des salades de mâche ou de pourpier

2- des huiles de colza, noix, et de graines mélangées contenant du colza

3- des poissons gras : saumon, flétan, maquereau, hareng, sardine, anchois…

 

En pratique, vous pouvez couvrir les apports recommandés par jour en oméga-3 de la façon suivante :

1 cuillère à soupe d’huile de colza + 5 noix

ou 1 cuillère à soupe et ½ d’huile de colza + 100 g de salade mâche

½ boîte de sardines ou de maquereaux en conserve

ou 50 g de saumon cru

Les fruits oléagineux (à coque : noix, amandes, noisettes, pistaches…) sont une bonne source d'acides gras essentiels, et contiennent également des antioxydants.

La mâche, également appelée doucette ou raiponce, est riche en vitamine A et en oméga-3, elle n’en reste pas moins pauvre en calories. Par sa richesse en oméga-3, elle s’avère être un bouclier contre le dessèchement cutané.

Les avocats apportent des oméga-3, des vitamines (A et E), des fibres, qui en font un bon aliment à ajouter à votre alimentation pour garder une belle peau.

Les huiles végétales de colza, d’onagre, de bourrache et d’argan, ainsi que les poissons gras et les algues sont riches en acides gras oméga-3. Le saumon reste l'une des meilleures sources d'oméga-3, il est un aliment nourricier de la peau et s’intègre facilement dans un régime alimentaire. Il a d’autres vertus pour la peau avec ses vitamines A, D, B6 et B12, ainsi que sa grande teneur en calcium.

Par ailleurs, augmentez votre consommation en acides gras monoinsaturés présents dans l’huile d’olive et la volaille. Évitez la consommation de graisses saturées, car elles sont rigides, sans intérêt pour nos membranes cellulaires et elles augmentent le cholestérol sanguin. Donc, modérez votre consommation de crème et de beurre, et supprimez systématiquement l’huile de palme.

Pour choisir une huile de qualité, exigez la mention « première pression à froid », équivalente à la mention « huile vierge », qui sous-entend que l’huile est obtenue uniquement par un procédé mécanique.

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https://pharmaciesaintange.pharmavie.fr/conseils/272-lutter-contre-le-froid
<![CDATA[L’argile, un soin de beauté ancestral…]]> L’emploi de l’argile, avec ses nombreuses variétés, de couleurs et de textures différentes, remonte aux origines des civilisations. Terre glaise d’une immense richesse sédimentaire, ses vertus notamment thérapeutiques et cosmétiques naturelles restent toujours largement exploitées.

Présente dans le monde entier, l’argile est riche en silicium, calcium, phosphore, fer, magnésium, cuivre, zinc, manganèse, sélénium...  Elle véhicule des actifs et les restitue à la peau, en la reminéralisant et en la détoxifiant. Ses sels minéraux sont échangés contre les toxines et les impuretés de la peau. Son pouvoir absorbant et décongestionnant ainsi que ses propriétés protectrice et anti-inflammatoire lui confèrent de multiples utilisations. Dès lors qu’elle a la faculté de retenir l’eau, l’argile est un produit cosmétique naturel qui fait merveille pour purifier la peau, réduire l’excès de sébum ou donner de l’éclat à la chevelure…

 

Masques à l’argile

La préparation est très simple à réaliser. Il suffit de transférer l’argile en poudre de son choix dans un bol, et d’ajouter du liquide jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. Le mélange se faisant à l’aide d’une cuillère en verre ou en bois, en évitant le métal.

Facile à trouver, simple à préparer, peu onéreuse et pleine de propriétés, elle peut s’associer à de nombreux produits comme les huiles végétales ou essentielles, au vinaigre, au citron… Le soin le plus connu à base d’argile en cosmétique est le masque, qui peut être réalisé avec une eau de source ou une eau florale. À appliquer sur le visage et le cou, il importe de bien se rincer avant que l’argile ne soit complètement sèche.

 

Un produit de beauté tout en couleurs

En usage externe, l’argile verte et l’argile blanche sont les plus utilisées, mais, selon les minéraux prédominants, la couleur de l’argile varie. Rose, rouge, jaune, bleue… chacune a sa spécificité et ses propriétés, et chaque type de peau peut être traité avec l’argile la plus adaptée pour le soin du visage et du corps.

Verte, elle possède un pouvoir rééquilibrant, nettoie délicatement la peau et absorbe l’excès de sébum. Si elle convient à tous les types de peaux, elle est particulièrement recommandée aux peaux acnéiques ou grasses pour éclaircir le teint, ainsi qu’aux cheveux gras et ternes pour leur redonner de l’éclat (appliquer sur les cheveux une pâte épaisse en mélangeant moitié eau, moitié vinaigre de cidre).

Pour faire disparaître un bouton, appliquer dessus un peu d’argile verte, laisser sécher, rincer à l’eau tiède, puis poser une rondelle de citron quelques minutes. On trouve des tubes prêts à l’emploi tout à fait adaptés pour traiter la peau localement.

On peut également utiliser l’argile verte tel un dentifrice pour avoir des dents blanches et l’haleine fraîche.

L’argile jaune, la plus proche de l’argile verte, fera un masque idéal pour les peaux normales et résistantes, mais aussi pour les peaux grasses et acnéiques. Elle est tonifiante pour le corps, mais déconseillée sur une peau déshydratée ou sujette aux irritations.

L’argile blanche, très fine, est adoucissante et décongestionnante. Elle calme les irritations de la peau et du cuir chevelu. Pauvre en minéraux mais riche en silice, elle est recommandée en masque pour les peaux sensibles, sèches et réactives, irritées ou couperosées. Elle est idéale pour les peaux matures. Elle ressource la peau en profondeur et lui apporte de l’éclat.

L’argile rose provient d’un mélange d’argile blanche et d’argile rouge. C’est l’argile des peaux sujettes aux rougeurs. En masque, elle est douce, relativement neutre et riche en oligo-éléments.

L’argile rouge est essentiellement utilisée en cosmétique. Elle doit sa couleur à l’oxyde de fer qu’elle contient en abondance, qui lui confère des propriété matifiantes. Rééquilibrante, elle améliore la circulation sanguine et constitue un soin très doux pour les peaux sujettes aux rougeurs. Elle redonne également de l’éclat au teint brouillé. Dans un bain, elle adoucit et tonifie l’épiderme.

L’argile bleue convient à tous les types de peaux. Elle est à privilégier quand l’environnement est très pollué. Elle élimine les impuretés, permet d’oxygéner la peau et de retrouver un teint lumineux.

Le rhassoul est une terre argileuse provenant du Maroc qui s’emploie comme un shampooing ou un savon doux sans tensioactif. Il respecte le film hydrolipidique de la peau et du cheveu et n’agresse pas les glandes sébacées. Il est particulièrement recommandé pour les peaux sensibles et allergiques.

En cataplasme, masque, bain de boue ou poudre sèche…, l’argile aux multiples bienfaits a toute sa toute sa place parmi les soins cosmétiques.

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<![CDATA[Les enfants face au tout-numérique !]]> Les écrans occupent une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne, particulièrement dans celle des enfants. Bien utilisés, ils constituent des outils de connaissance et d’ouverture sur le monde. Mais, au fil du temps, on a pu constater que le numérique génère aussi des effets délétères qui suscitent des inquiétudes.

 

Le rapport « L’enfant et les écrans » publié en 2013 par l’Académie des sciences, qui se penchait sur les bienfaits et les inconvénients des écrans, se trouve aujourd’hui complété par de nouvelles réflexions émanant cette fois de trois académies (Académie nationale de médecine, Académie des sciences, Académie des technologies) pour faire le point sur la situation actuelle.

Les Académies ont soulevé l’importante question de savoir si l’utilisation excessive des écrans pouvait engendrer une véritable addiction comportementale, en notant toutefois que cette notion est à aborder avec précaution car elle répond à une définition médicale précise, réservée à des pathologies lourdes. Ainsi, elles ont souligné que, chez l’enfant et l’adolescent, en raison de la diversité des contextes psychologiques et des situations individuelles, on sous-estime généralement le rôle des vulnérabilités sociales qui interfèrent de façon majeure dans le rapport aux écrans, en raison de leur mauvais usage.

 

Notamment, il est observé chez certains jeunes enfants (âgés de moins de 3 ans) une surexposition importante aux écrans, véritable mésusage en termes de temps consacré. D’un usage récréatif à un usage utilitaire, on passe à un usage à visée exclusivement « calmante », proposé puis maintenu par les parents. Le retentissement sur le développement psychomoteur et relationnel du jeune enfant, ainsi que sur ses capacités d’apprentissage, pose question.

 

Chez l'enfant plus âgé, plus particulièrement chez l’adolescent, le problème est tout

autant celui du contenu que celui de la quantité. En particulier, la facilité d’accès à des

scènes violentes ou pornographiques constitue un danger. On peut s’interroger aussi sur la violence véhiculée par des jeux vidéo, et l’absence de frontière entre les jeux de casino et certains jeux vidéo.

 

Sur le plan médical, les Académies notent des effets délétères chez l’enfant et l’adolescent liés aux conséquences de l’utilisation tardive ou nocturne des écrans, dont la lumière, en particulier la composante bleue, accroît la vigilance en inhibant la sécrétion de mélatonine, hormone clé de l’endormissement. Ici encore, le rôle des parents est capital pour réguler le temps d’écran le soir. D’autre part, l’éventuelle toxicité pour la rétine de la lumière diffusée par les écrans doit être prise en considération, même si les études n’apportent pour l’instant pas de conclusion significative.

 

Recommandations à destination des parents

Préalablement, il faut que les parents s’emploient à un usage raisonné de leurs propres outils numériques.

Avant 3 ans : Ne pas mettre à la disposition des enfants laissés seuls les écrans sous toutes leurs formes, et surtout ceux dont les enfants peuvent eux-mêmes contrôler l'usage (tablettes, portables). Seul un usage accompagné, récréatif, est encouragé avec modération et prudence.

De 3 à 10 ans : Il est important de fixer un temps ritualisé dédié aux écrans afin d’apprendre à l’enfant à attendre (ce qui constitue le premier moment de l’apprentissage de l’autorégulation), de préférer les écrans partagés et accompagnés aux écrans solitaires, de parler avec l’enfant de ce qu’il voit et fait avec les écrans. L’achat d’outils numériques familiaux devrait être la règle. Une attention particulière doit être portée à l’utilisation des écrans le soir avant le coucher.

Après 10 ans : Il importe que les parents maintiennent un dialogue positif sur l’utilisation des écrans et restent attentifs aux symptômes de fatigue liés aux troubles du sommeil, aux signes d’isolement pouvant conduire à un repli sur soi et à un fléchissement des résultats scolaires.

 

Outre les parents, les trois Académies se tournent vers le corps enseignant, les pouvoirs publics, les institutions de recherche et les éditeurs de produits numériques… afin que tous demeurions attentifs aux problèmes posés par l’évolution vers un « 100 % numérique » et capables d’en mesurer les conséquences auprès des plus vulnérables. La vigilance est nécessaire, rappellent-elles, en ce qui concerne la violence, la désinformation, le harcèlement et le prosélytisme sur les réseaux sociaux. Également face aux compétitions de « e-sport », qui devraient être interdites aux enfants dont l’âge est inférieur à l’âge préconisé pour les jeux utilisés dans les compétitions.

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<![CDATA[Prévenir les maux hivernaux et la grippe]]> L’hiver se rapproche à grands pas, et il apporte avec lui son lot de virus et de bactéries qui sont à l’origine des pathologies hivernales comme le rhume, la toux, les angines, les bronchites, les trachéites, les otites, les gastro-entérites, la grippe… Pour éviter de passer la saison au lit, voyons comment se protéger du froid et appréhender cette saison dans les meilleures conditions.

 

Quels sont les bons gestes à avoir pour se prémunir des maux de l’hiver ?

Pendant l’hiver, il est important d’avoir une alimentation équilibrée (légumes et fruits frais, protéines, fibres…) ainsi qu’une bonne hydratation (eau, jus de fruits frais, boissons chaudes, éviter l’alcool). En période de froid, on observe une déshydratation qui est augmentée par le chauffage dans les habitats. Passer des bonnes nuits de sommeil permet d’éviter d’affaiblir le système immunitaire.

Pour sortir, portez des vêtements chauds et pensez à superposer plusieurs couches. Préférez les vêtements amples qui évitent de couper la circulation et prévoyez une couche extérieure imperméable au vent et à l’eau. La tête, les mains et les pieds sont les endroits du corps qui se refroidissent le plus vite ; prévoyez bonnet, gants et bonnes chaussures pour les protéger du froid. Ne gardez jamais trop longtemps des vêtements humides.

Il est important d’avoir les bons gestes « barrières » pour éviter les propagations. Il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon pendant 30 secondes plusieurs fois par jour, surtout au moment du repas (préparation, pendant, si l’on donne à manger a un bébé…), après être allé aux toilettes, après avoir pris les transports en commun... Se couvrir la bouche si vous toussez ou éternuez. Utilisez un mouchoir en papier à jeter dans la poubelle après usage. Pour l’habitat, aérez tous les jours et nettoyez les zones qui sont souvent touchées (poignées maison, voiture, interrupteurs...).

 

Quels sont nos alliés pour l’hiver ?

En hiver, il y a moins de choix en fruits et légumes frais, il est plus difficile de faire le plein de vitamines et d’oligo-éléments. Pour les vitamines, la vitamine C est une vitamine importante pour combattre les infections ORL.

Les probiotiques aident la digestion et stimulent les défenses immunitaires, une cure peut être la bienvenue en cette saison.

La gelée royale fabriquée par les abeilles, est un stimulant naturel qui booste les défenses immunitaires.

Il existe de nombreux complexes disponibles en pharmacie, il y a de quoi s’y perdre ! Demandez conseil à votre pharmacien, il sera vous trouver le complexe adapté à vos besoins.

 

La grippe, quels sont les conseils en plus ?

En plus de toutes ses recommandations, en ce qui concerne la grippe, le 1er geste à faire pour l’éviter est de se faire vacciner. Même si la vaccination ne permet pas toujours de ne pas l’avoir, elle réduit le risque de complications graves ou de décès chez les personnes fragiles. Sachez que le vaccin antigrippe peut se faire à la pharmacie, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre pharmacien.

Source :

https://www.ameli.fr

https://www.ars.sante.fr/

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<![CDATA[Les bons réflexes CoQ10, qui es-tu ?]]> Si la CoQ10 (coenzyme Q10) est de plus en plus médiatisée, sa découverte remonte à la fin des années 50, et ses premières utilisations thérapeutiques quelques années plus tard.

Chimiquement, la CoQ10 est proche de la vitamine K (d’où les précautions à prendre avec certains traitements anticoagulants), ce n’est pas une vitamine mais plutôt un cofacteur. Une substance naturellement produite par l’organisme qui accompagne certains processus cellulaires. Ce n’est pas un nutriment essentiel dans le sens où l’organisme a la capacité de le produire. La CoQ10 suit par ailleurs la même chaîne de fabrication que celle empruntée par le cholestérol, d’où son interaction négative avec certains médicaments qui réduisent le taux de cette « graisse » !

De par cette capacité de synthèse, les besoins optimaux ne sont pas déterminés, mais l’on considère que l’âge et certaines pathologies surconsomment cette CoQ10. À elle seule, elle ne peut malheureusement ralentir les méfaits du vieillissement ou l’incidence de pathologies, mais de nombreuses études tendent à montrer qu’une supplémentation adaptée peut contribuer à équilibrer certains systèmes enzymatiques et/ou remonter son taux affaibli chez des patients atteints de pathologies comme les maladies cardiaques, les troubles ou douleurs musculaires, les dégénérescences cellulaires…

On la rencontre souvent dans des crèmes en cosmétologie, car, avant tout, une de ses principales propriétés est de favoriser la production d’énergie au niveau de petites structures appelées « mitochondries ». Ces usines énergétiques ne peuvent se passer de cette CoQ10 qui est impliquée étroitement dans leur chaîne respiratoire. Elle active donc la production d’énergie, mais, dans le même temps, elle protège ces nombreuses et minuscules structures mitochondriales.

 

Une double casquette

En effet, c’est un des antioxydants les plus recherchés par l’organisme, et, comme les autres antioxydants, il nous protège des dégâts induits par notre hyperactivité cellulaire, mais en plus garantit une meilleure production énergétique.

Cette double « casquette » la rend presque indispensable face au temps qui passe ou face à de nombreuses suractivités cellulaires induites par des maladies. La CoQ10 est d’ailleurs appelée ubiquinone (ou ubiquinol selon sa forme) en rappel de son caractère ubiquitaire, de son caractère d’omniprésence, auprès de toutes les cellules !

 

Alors, où la trouver ?

Avant tout dans les aliments qui contiennent des graisses, car elle a la propriété de s’y faufiler facilement (caractère lipophile). Ainsi, on la trouve dans les huiles végétales (colza, soja), les poissons (sardine, hareng, truite…), les viandes, plutôt le bœuf et la volaille, les graines et oléagineux, mais également dans les épinards. L’apport alimentaire quotidien reste faible, de l’ordre de 5 à 10 mg, alors que, dans certaines situations, les besoins peuvent être multipliés par 10 ou 20. Il est évident que fournir des taux si élevés est difficile avec au maximum 3 mg de CoQ10 dans 100 g de hareng !

On comprend pourquoi, de manière séquentielle ou plus ou plus continue, il faille se supplémenter. L’innovation technologique permet à présent de rendre la CoQ10 beaucoup plus bio-assimilable, d’où la possibilité d’en prendre moins et donc à un meilleur coût sans pour autant perdre de son efficacité.

 

Des capacités d’entraide !

Booster l’énergie, protéger les cellules… je ne connais pas une cellule ou une action cellulaire qui refuserait un peu de CoQ10 : muscles cardiaques, activité physique, cellules cérébrales, cellules rétiniennes, système immunitaire, régulation endocrinienne, détoxification, filtration rénale…

S’il est difficile en quelques lignes de faire le tour de ses capacités d’entraide, notons que les plus anciennes études témoignent de manière positive de son utilisation face à de l’hypertension ou des insuffisances cardiaques… Devant la complexité de tels troubles, si une supplémentation peut être envisagée, en aucun cas celle-ci ne remplacera un traitement !

Il est souvent délicat de préconiser des antioxydants durant des traitements anticancéreux, bien que la CoQ10 semble être intéressante au regard de certaines chimiothérapies qui peuvent entraîner des altérations et donc des suivis cardiaques au long cours. Dans ce domaine, l’avis d’un spécialiste est, là aussi, de mise.

En cas de prises de statines, de certains neuroleptiques… en cas de fibromyalgie, de gingivopathies, de migraines, de maladies neurodégénératives, de diabète… privilégier les bonnes sources alimentaires en contenant ; de plus, de bons compléments alimentaires seraient fort utiles pour contrer l’incidence de ces thérapies ou maladies.

Enfin, activité énergétique, muscles, cœur… on voit que la cible du sportif occasionnel ou confirmé est un tremplin pour la CoQ10, car elle pourrait faciliter l’effort physique, la récupération... Attention, il vous ne vous reste plus que 6 ans pour décrocher une médaille d’or aux JO de Paris, avec ou sans CoQ10. De toute façon, dans 6 ans, c’est une lapalissade, on aura 6 ans de plus, et si vous voulez la médaille de la jeunesse, alors restez actif et accompagnez votre petit déjeuner de 30 à 50 mg de CoQ10 assez régulièrement.

 

Pascal Guerit

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